Imperia

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Récit d'exploration

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Tchouu

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04 Juin 2018
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Jour 1 : Le vent souffle sur mon visage de jeune adulte et dans mes cheveux toujours attachés par mon bandana rouge. L’air du grand large, l’odeur de la marée, des huitres, de la tortue morte ou du pet silencieux de dauphin…. Bref je revis. Deux ans sur terre dans une grande ville : c’était trop. Il était temps de repartir en exploration et de voguer sur les flots.

C’est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau. Hissez haut !

 

Jour 10 : Zboub, mon perroquet, semble revivre et ne fait que de chanter sur le pont. Comment il connait cette chanson ? Pourquoi il ne connait que cette chanson ?! « I am a dwarf and i’m digging hole… diggy, diggy hole ». J’ai beau adorer mon p’tit Zboub, il est insupportable avec cette musique !

Il risque de finir empaillé avant la fin du trajet, surtout qu’il me reste encore 20 jours de navigation environ avant d’arriver enfin dans des eaux inconnues, absentes de toutes les cartes.

 

Jour 25 : Bientôt l’inconnue. Tout l’équipage sifflote ou chante « diggy, diggy hole ». Enfoiré de perroquet !

 

Jour 42 : L’air est doux et chaleureux. Cette eau est chaude. Les fameuses mers du sud ? Mon sang de pirate bouillonne et se réveil en moi « Yo ho, a pirate’s life for me ». A moi les découvertes, les îles vierges, les nouvelles odeurs, animaux, plantes et… trésors !

 

Jour 73 : Toujours rien à l'horizon. L'équipage s'impatiente et les vivres s'amenuisent. Je commence à craindre l'émeute. Je risque de finir pendu au mât ou comme friandise pour les requins. Je dois vite trouver terre ou sinon ma carrière de Capitaine pirate va se terminer prématurément. J'aime le bruit blanc de l'eau.

 

Jour 81 : Une tempête d'une rare violence grogne au loin. On va se la prendre, c'est une certitude. Les matelots ont peur. Mon perroquet aussi. Personne ne chante. J'ai presque envie de remercier cette tempête !

 

Jour 82 : Aie... j'ai mal, j'ai froid, je suis trempée. Je sens le sable sous mes doigts et mes orteils. Il me manque une botte. Je viens de me réveiller. Je me rappelle. On luttait contre l'affreuse tempête. Elle arracha le mât du navire. La poudre prit feu et... je ne sais plus.

Me voilà sur cette plage. J'ai très mal au derrière... je suis assis sur mon Zboub. Le pauvre, il ne chantera plus jamais. Je suis triste et seule mais j'ai trouvé mon île. elle sera en ta mémoire mon perroquet.

 

Bienvenue à Puerto Loro, le port au perroquet !